​PUPPETS & THEATRE


Panoptikum veut explorer la marionnette en tant que genre théâtral fort, jouant sur le rapport acteur/marionnette, scrutant la cruauté des âmes et questionnant la légitimité de nos croyances.​ Le tout sous un humour féroce.

Le questionnement que suscite le pouvoir d’une marionnette sur son public et sur l’acteur fascine. Comprendre la relation intime de l’acteur avec sa marionnette, les raisons de la désinhibition de son jeu et les formes de distanciation que ce jeu peut créer. Chercher le lien entre la puissance d’un texte et le langage d’un corps sans muscle. L’incarnation de cet objet inanimé permet de décupler l’émotion et d'emmener le public au-delà des codes classiques du théâtre, forçant celui-ci à accepter une autre réalité théâtrale. C'est là l'essence même du jeu théâtral d'où naîtra la jouissance du comédien.
« La convention consciente » de Meyerhold (croire et ne pas croire à la fois) se trouve condensé dans le théâtre de marionnettes. On demande au public « d’arrêter de ne pas croire » devant une esthétique souvent plus incroyable qu'à l’accoutumée. Cet effort d’imagination de la part du public m’attire, même si, et c’est là tout le paradoxe de cet art, notre envie de croire passe au delà de toutes les frontières visuels et les barrières mentales, le pouvoir gravitationnel de la marionnette si souvent utilisé dans la religion et les rituels sacrés amène le public à faire un « effort facile » pour croire, presqu’instinctif, le ramenant à l’enfance. Un réflexe de la nature humaine rempli de naïveté, d’espoir et de poésie.

Distexhe Jean-Michel

Delahaut Dolorès

Thomas Jérôme

Delatour Franck